Revenir à l’essentiel

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Question : combien faut-il de superficiel pour combler le manque d’essentiel?

Lorsque j’ai entendu cette question la première fois, je me suis assise et pris une respiration profonde. J’ai retracé alors mes expériences, mes trajectoires, mes parcours.

On m’avait dit enfant, que la vie était dure et qu’il fallait faire beaucoup d’efforts pour y arriver. Qu’il fallait être autonome et ne dépendre de personne. Et, alors à cet instant, la liberté règnerait. La dépendance était signe de faiblesse et de déchéance. J’ai entendu cela… et surtout compris que pour être aimée il fallait que je sois autonome et que je montre ma force de vivre. J’ai aussi entendu que pour être belle , il fallait souffrir… j’ai compris que pour être aimée il fallait vivre la souffrance en faisant encore beaucoup d’efforts.

Ces injonctions, ont construit une partie de mon inconscient. J’ai alors répété à plusieurs reprises des situations de souffrance, de dureté, de force et de courage pour valider ce que j’avais compris de la vie. J’ai bien entendu été vite autonome…. en surface …

J’étais en parallèle dépendante affectivement de ceux qui m’entouraient. Je ne ressentais pas l’amour qu’on m’avait promis étant enfant. Je ressentais de la solitude, presque tout le temps… J’étais bien autonome et terriblement seule.

Je voudrais revenir sur la notion d’autonomie et d’indépendance qui ne sont qu’illusion dans les définitions que j’avais comprise. Être autonome, on ne l’est jamais vraiment. Lorsqu’on j’organise ma vie pour me débrouiller seul, je peux remarquer à quel point je est dépendante d’un fonctionnement, d’une structure, de quelques personnes afin de maintenir cette autonomie. L’indépendance est une construction psychique qui m’a rendu aussi dépendante d’une quelconque entité, autorité, règle, d’un organisme, de l’Etat.

Je me suis vite aperçu que le fait de vivre indépendamment des aides qui m’étaient proposées, me rendait seule. Camouflée derrière une armure en béton qui ne faisait que s’épaissir.

Je pensais rentrer dans les cordes, être une bonne citoyenne et ainsi reconnue pour ce que je faisais. Il n’en était point. La quête inconsciente d’être reconnue, remerciée qui plus est aimée,  m’amenait à toujours plus d’efforts et de concession… de perte identitaire et de superficiel. Il n’y avait jamais assez. J’ai compris que la route aurait pu durer encore  longtemps si je n’avais pas ouvert les yeux sur ma vie.

Suis-je en cohérence avec moi? Pourquoi ai-je si mal au fond de moi alors que matériellement j’ai tout ce don on m’avait conseillé d’avoir. Pourquoi les choses m’échappent autant alors que je devais maitriser ma vie ? mes émotions, mes ressentis, tous ces moments de pleurs que je ne comprenais pas…

Je me suis égarée en chemin. J’ai pas su entendre la voix qui me susurrait d’être à l’écoute de mon coeur. Ce coeur situé au centre de mon corps. Celui qui orchestre mon équilibre vital. L’essence qui nourrit mon âme.

Essence : est-ce sens ?

Le sens de ma vie. Existe t-il vraiment un sens à vivre ? si oui, lequel? celui de remplir son coeur de joie et d’amour tout en acceptant l’effroyable et incontrôlable trajectoire que prend une vie ?

Revenir à l’essentiel est pour moi un choix de vivre. Il n’y a pas de réponse exacte.. Selon moi, elle est en chacun de nous même…

Combien de superficiel il faut pour combler le manque d’essentiel ? jamais assez

 

 

prochain sujet abordé :

« Ce n’est pas le décors qui importe… mais ce qu’on en fait… « 

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